Se înmulțesc băsiștii !„ Francofonii ” de la Le Monde se exprimă liber

„ Le Parlement roumain vient de décider de destituer le président de la République, Traian Basescu. Cette décision sera soumise à un référendum le 29 juillet. Partout dans le monde, la presse parle de „coup d’Etat parlementaire”. Le président avait déjà affronté une première tentative de destitution par le Parlement en avril 2007, mais les Roumains lui ont renouvelé leur confiance lors d’un référendum. Et en 2009, il a remporté un second mandat de cinq ans à la présidence de la République.
Le fait que cette nouvelle tentative de destitution ait lieu après une crise politique ouverte par une situation de cohabitation, la condamnation pour corruption d’un ancien premier ministre, des accusations de plagiat et une polémique autour de la question de savoir qui du premier ministre ou du président de la République devait
représenter la Roumanie lors du sommet européen de juin dernier illustrent l’instabilité politique chronique de la Roumanie et sa difficulté à se doter de leviers réellement démocratiques depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007. Ce sont en fait les rapports entre le personnel politique et la justice qui sont en jeu, et plus largement le rôle des contre-pouvoirs, et donc l’Etat de droit en Roumanie.

Silence du gouvernement français

La presse française est restée très discrète au regard de la presse allemande et de la presse américaine, qui ont insisté sur les enjeux européens de cette crise qui fait suite à la dérive autoritaire de la Hongrie. Le comptage du nombre d’articles de presse consacrés à chacun des pays du monde dans la base de presse Dow Jones
Factiva permet de suivre leur „cote médiatique internationale”.

La Roumanie a connu une heure de gloire éphémère au moment de l’hiver 1989-1990 (16e rang mondial), puis elle est rapidement revenue à un niveau de médiatisation moyen (60e à 70e rang mondial). Après l’intérêt des journaux pour la Roumanie au moment de son adhésion à l’Union européenne (55e rang mondial en 2007), on assiste de nouveau à une décroissance spectaculaire (85e rang mondial en 2011). Par comparaison, la Grèce maintient un niveau de médiatisation beaucoup plus élevé sur la longue durée, marqué par les sommets atteints lors du passage à l’euro (2001), par le cumul des Jeux olympiques et de la victoire de l’équipe de football grecque au championnat d’Europe des nations (2004), puis par la médiatisation de la crise de l’euro (2010).

Le Parlement européen doit proposer des solutions pour garantir que le combat politique contre l’austérité en Roumanie comme dans le reste de l’Union européenne ne puisse pas se faire au mépris des valeurs européennes. Nous sommes surpris que les crises économiques ou les événements sportifs semblent désormais nettement plus susceptibles d’attirer l’attention des médias sur un pays que des atteintes à la démocratie. Nous regrettons également le silence du gouvernement français sur ces questions.

Les signataires : François Bafoil (CERI – Sciences Po Paris) ; Marie-Laure Basilien-Gainche (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) ; Jean-Jacques Becker (Université Paris 10 Nanterre) ; Emmanuelle Boulineau (Ecole Normale Supérieure de Lyon) ; Dominique Bursztejn (rédactrice) ; Olga Camel (INALCO) ; Georges-Marie Chenu (ministre plénipotentiaire) ; Philippe Claret (Université Bordeaux IV) ; Irène Cortelian (politologue) ; Lydia Coudroy de Lille (Université Lyon 2) ; Stéphane Courtois (CNRS) ; Marie Elizabeth Ducreux (EHESS
CRH) ; Catherine Durandin (INALCO) ; Nicolas Escach (Ecole Normale Supérieure de Lyon) ; Pauline Fournier (INALCO) ; Francois Frison Roche (CERSA-INALCO) ; Gueorgui Gotev (journaliste) ; Claude Grasland (Université Paris 7 Diderot) ; Petia Gueorguieva (Nouvelle Université Bulgarie) ; Béatrice von Hirschhausen (Centre Marc Bloch, Berlin) ; Nicolas Jacob (Université Lyon 2) ; George Frederick Jewsbury (CERCEC – EHESS) ; Roman Krakovsky (Sciences Po Paris) ; Nicolas Lecaussin (IREF) ; Sébastien Leclef (Center for Social and Economic Research, Varsovie) ; Anne-Marie Le Gloannec (CERI – Science Po) ; Stefan Lemny (BNF) ; Judit Maàr (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) ; Jean-Sylvestre Mongrenier (Université Paris 8 Institut Français de Géopolitique) ; Paul-Antoine Miquel (Université de Nice) ; Ioan Negrutiu (Ecole Normale Supérieure de Lyon) ; Ilinca Nicodim (artiste plasticienne) ; Carmen Popescu (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Patrick Renaud (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) ; Violette Rey (Ecole Normale Supérieure de Lyon) ; Andreia Roman (INALCO) ; Hélène Roth (Université Blaise Pascal Clermont Ferrand) ; Stéphane Rosière (Université de Reims Champagne-Ardenne) ; Samuel Rufat (Université de Cergy-Pontoise) ; Traian Sandu (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) ; Anne-Marie Scotto (OVR Solidarités) ; Elena Soare (Université Paris 8) ; Svetoslav Terziev (journaliste) ; Damien Tricoire,(Université de Halle, Allemagne) ; Ana-Maria Vele (Université de Nantes) ; Marie Vrinat-Nikolov (INALCO) ; Serge Weber (Université Paris-Est Marne-la-Vallée) ; Mariusz Wolos (Academie polonaise des Sciences, Varsovie).

Collectif ”

Noi cităm nu plagiem !

Articolul de mai sus se găsește la : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/24/cessons-d-ignorer-la-crise-democratique-en-roumanie_1737659_3232.html

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